Retour à Vie familiale

Le stress de la visite (ou l’utopie de la maison Spic’n Span)

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Mylen, maman de quatre enfants, fait partie de l’équipe Yoopa! depuis le début de cette belle aventure. C’est elle qui discute avec les internautes via Facebook, Twitter, et ce blogue, dans lequel elle partagera son quotidien.Soucieuse d’entretenir un équilibre entre famille et travail, elle est pigiste depuis une douzaine d’années.

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Je ne vous ai pas encore raconté l’histoire – ça viendra un jour —, mais mon conjoint a quitté son pays pour vivre avec moi.

Vous devinerez que nous ne pouvons les voir souvent. (À quand au fait des promotions « grosses familles à l’étranger » chez les compagnies d’aviation?)

Lorsque des membres de ma belle-famille viennent nous visiter, c’est donc pour plus qu’un week-end, évidemment. Et leur arrivée en sol québécois est toujours fixée bien à l’avance.

À chaque fois, quand mon chum quitte vers l’aéroport pour accueillir son monde, moi je suis en sueur à terminer le *&*()&%#* ménage, qui n’est jamais à mon goût quand je saute dans la douche à la dernière minute.

Mes beaux-parents arrivent lundi. Ou mardi. Mon chum (vous ai-je dit qu’il est lunatique?) n’est pas certain. Dans le fond, c’est peut-être demain? Allez savoir!

De plus, nous avions commencé à réorganiser des pièces et ce n’est pas terminé. Vous dire combien on est en retard : j’ai un beau bureau IKEA qui demeure dans ses boîtes depuis le mois de février…

« T’en fais pas ma chérie, on sera prêts »

Veux-tu rire de moi?

Dans nos rêves, ce serait possible. Dans nos rêves, je remplirais le tableau de tâches à ras bord et les enfants s’y mettraient en chantant.

Bref! C’est en nous regardant aller que je me suis mise à réfléchir à la question « visite familiale et ménage ».

Pourquoi cette frénésie ménagère lorsque la famille arrive? Sommes-nous programmés depuis des générations à frotter comme des malades quand nos parents se pointent?

La belle-famille… c’est une coche de pression au-dessus pour plusieurs d’entre nous, non? J’ose avancer qu’en général, c’est pire pour les filles… Malgré des décennies de féminisme, on sent encore que quand c’est le bordel dans la cabane, la faute incombe à madame. Mon chum vous dirait que non, mais il dit aussi que nous serons prêts, alors sa parole hein…

Que veut-on prouver à la belle-famille? Que leur fils ou leur fille a bien choisi en nous prenant à ses côtés? Avons-nous peur de faire honte à chéri (e)? Et pour ceux qui, comme moi, « représentent » un pays en plus… Ouf!

Plus j’y songe, plus je rigole de cette pression inutile qu’on se met sur les épaules.

Qu’est-ce qui est préférable? Stresser avant et pendant leur séjour pour arriver à des standards de qualité fixés par on ne sait trop qui? Ou prendre le temps de respirer, de sourire, de discuter avec les gens aimés qui nous visitent?

Je vous laisse sur cette réflexion… J’ai du ménage à faire!

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