Depuis l’épisode 2010 de la grippe H1N1 et les polémiques relatives au vaccin, nous proposons de revenir sur ses bénéfices et les risques liés.
Qu’est ce que la grippe ?
L’influenza saisonnière ou grippe se transmet par les gouttelettes respiratoires projetées par les personnes qui toussent ou éternuent ou même parlent. Les objets peuvent aussi être un vecteur de transmission, comme les jouets dans les garderies.
Les symptômes de la grippe sont assez simples : mal de gorge, montée de fièvre violente et soudaine, courbatures, et maux de têtes. Elle rend malade du jour au lendemain, et dure environ une semaine. Elle peut aussi beaucoup fatiguer et nécessiter une convalescence, du moins une période de repos pour reprendre des forces.
La grippe sévit entre novembre et aout et peut avoir de graves complications. En effet, elle envoie chaque année environ 20 000 canadiens à l’hôpital, et entre 2 000 et 8 000 canadiens en meurent.
Les complications sont la pneumonie chez les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques (diabète, anémie, cancer, VIH…).
Le vaccin
Le vaccin demeure la meilleure arme pour la santé publique : il a pour vocation de freiner et d’empêcher la propagation du virus, notamment chez les publics à risques comme les personnes âgés, les malades et les enfants.
La composition du vaccin se définit comme une dose de particules virales inactivées : il est donc impossible que le vaccin cause la grippe. Elle varie d’une année sur l’autre en fonction de l’épidémie en cours et se base sur les observations du réseau mondial des laboratoires, coordonnés par l’OMS. Il s’agit de repérer les nouvelles souches pour réagir en conséquence.
Efficace à 80% , il est renouvelable tous les ans, et ne protège que contre les souches contre lesquelles il est sensé agir. Il est donc possible d’avoir la grippe en étant vacciné.
Réticences à l’encontre de la vaccination
Avant l’âge de 6 mois, la vaccination est déconseillée. Pour les enfants en santé de plus de 23 mois, elle n’est pas recommandée mais fortement encouragée.
Lors de l’épisode H1N1, le vaccin administré était suspecté de faciliter la transmission du virus saisonnier. Il a beaucoup circulé de rumeurs sur ce virus en particulier durant l’hiver 2009.
« Les risques liés à la vaccination se sont très faibles», explique le Dr Brian Schwartz, directeur du soutien à la gestion d’urgence pour l’Agence ontarienne de protection et la promotion. « [Mais] il ya des risques réels associés à la vaccination contre la grippe, comme toute intervention médicale, de médicaments ou de vaccins. »
Les craintes sont associées à l’apparition de troubles neurologiques, d’autisme, mais, elles sont tous infondées, comme le rapporte cet article.
Vaccination recommandée
Entre 6 et 23 mois, la vaccination est conseillée parce que ces jeunes enfants ont un risque élevé de développer des complications.
Elle est également recommandée pour les femmes enceintes, les autochtones.
Les personnels en contact avec tous les publics à risques sont susceptibles de prétendre à la vaccination parce qu‘ils peuvent les infecter.
Au final, la grippe et ses complications sont vraiment plus dangereuses que le vaccin, puisqu’il est de plus en plus conseillé de vacciner mêmes les enfants en bonne santé. Pour en savoir plus, rendez-vous sur Combattez la grippe.ca













